Version ordinateur
Posez-nous vos questions pour aller plus loin

Home > Fiscalité et contrôle fiscal successoral : l'avocat vous défend

Contrôle fiscal successoral

| Par Avocats Picovschi | Mis à jour le 01/06/2016 | Publié le 27/02/2012


En tant qu’avocats traitant les dossiers de succession pour le compte d’héritiers recevant souvent des héritages importants et en tant qu’avocats expérimentés en Droit fiscal, nous traitons également les dossiers de contrôle fiscal successoral portant notamment sur les droits de succession découlant, dans la plupart des cas, de la remise en cause par l’Administration fiscale de la déclaration de succession et de la valorisation patrimoniale des éléments d’actif successoral transmis aux héritiers.

Le contrôle de la déclaration de succession

Cela fait plus de 25 ans que notre cabinet accompagne ses clients dans les dossiers de succession.

Il s’agit de dossiers douloureux.

Les héritiers pensent, avec soulagement, en avoir terminé avec les longues opérations de succession.

Ils se préparent à jouir librement de leur patrimoine.

C’est alors qu’ils reçoivent de l’administration fiscale une correspondance les informant « qu’à l’occasion du contrôle des déclarations de succession, l’administration peut demander aux héritiers et autres ayant droit des éclaircissements ou des justifications au sujet des titres, valeurs et créances non énoncés dans la déclaration de succession et qui sont présumés faire partie de la succession en application des dispositions de l’article 752 1er alinéa du code général des impôts ».

Que « l’article R 190-1 du même livre dispose que les demandes d’éclaircissement ou de justifications prévues par l’article L 19 précité sont faites verbalement ou par écrit aux héritiers ou autres personnes concernées ».

C’est ainsi que débute le « contrôle fiscal successoral » ayant pour objet de remettre en cause surtout les valeurs déclarées dans la déclaration de succession.

Que faut-il alors faire dans cette situation ?

Que faire en cas de contrôle fiscal successoral ?

La problématique est particulièrement complexe, car deux domaines du droit sont concernés.

Le droit des successions qui, prévoyant les règles de dévolution successorale, rend les héritiers propriétaires du patrimoine du défunt selon des procédures particulières inhérentes à la matière même des successions (ouverture de la succession, opération de comptes – liquidation – partage, intervention du notaire, etc.) et le droit fiscal et la procédure fiscale puisqu’il s’agit véritablement d’un contrôle fiscal rendant la procédure du contrôle fiscal applicable (procédure du contrôle fiscal, lettre d’observation, notification de redressement fiscal, négociation avec l’Administration Fiscale, recours gracieux, recours contentieux devant le tribunal administratif puis devant la Cour Administrative d’Appel puis devant le Conseil d’État, etc.).

Il y a de nombreuses possibilités permettant d’inverser le rapport de force avec l’Administration Fiscale. Nous ne pouvons ici révéler nos savoir-faire particuliers, car nos adversaires pourraient nous lire…

On peut tout de même faire état de ce qu’il est loisible de jouer sur les contradictions de ces deux domaines du droit que sont le droit fiscal et le droit des successions pour décourager l’Administration Fiscale ou rechercher la responsabilité réelle du professionnel fautif…

Le recours à l’Avocat expérimenté s’impose…          

Attention à la déclaration ISF

Remarque importante concernant la problématique de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune)

La mauvaise gestion de la déclaration de succession génère une problématique afférente à l’ISF.

Souvent les héritiers, devant valoriser les biens composant l’actif successoral, ce qui s’avère généralement complexe, ne tiennent pas compte de la déclaration ISF faite par le défunt… Les héritiers ne se préoccupent de l’ancienne déclaration ISF du défunt que lorsqu’ils doivent faire leur propre déclaration ISF (qu’il ne faut surtout pas oublier de faire… En droit français les héritiers deviennent propriétaires de leur héritage dès le décès du défunt…).

Cela risque de générer un contrôle fiscal portant sur l’assiette de l’ISF… Alors que les héritiers sont souvent de bonne foi…

Là encore, le recours à l’avocat expérimenté s’impose…l’enjeu fiscal d’une succession et ses conséquences ne sont pas à prendre à la légère.