Version ordinateur
Posez-nous vos questions pour aller plus loin

Home > Patrimoine et droit : organiser sa transmission avec un avocat

Privilégier certains héritiers : quelles conséquences sur les droits successoraux ?

| Mis à jour le 27/07/2016 | Publié le 11/12/2015

Avocats Picovschi

illustration de l'article

SOMMAIRE

S’il est interdit de déshériter ses descendants, des solutions existent pour privilégier l’un de ses enfants ou transmettre une partie de son patrimoine à un proche exclu de la succession… À condition toutefois de ne pas léser les héritiers réservataires. Avocats PICOVSCHI vous explique les conséquences d’une telle démarche sur les droits successoraux et vous aide à prévenir tout conflit éventuel.

Peut-on déshériter un enfant ?

En droit français, sauf cas d’indignité, un parent ne peut de sa propre initiative déshériter ses enfants, en raison de la qualité de réservataires que la loi leur réserve. Autrement dit, un père ou une mère ne pourra par le biais d’un testament, léguer la totalité de sa fortune à un tiers ou à l’un de ses enfants.

Néanmoins, il convient de préciser qu’en droit international privé, un débat existe sur ce sujet. Avec l’entrée en vigueur du Règlement Européen à la date du 17 août 2015, le défunt peut avoir de son vivant exprimé son choix, notamment par voie testamentaire, de soumettre sa succession à une loi d’un État signataire ou tiers ne connaissant pas les règles relatives à la qualité de réservataire.

Sachez que si vous ne pouvez pas déshériter l’un de vos enfants et devez respecter le principe de la réserve héréditaire (en présence  d’un conjoint et d’enfants), des solutions sont à votre portée pour organiser la transmission de votre patrimoine et transmettre vos biens aux personnes souhaitées: la donation, le testament, l’assurance-vie (considérée en temps normal comme étant hors part successorale)… Attention toutefois à ne pas porter atteinte aux droits successoraux des autres héritiers réservataires, sous peine que les enfants bénéficiaires de l’avantage soient appelés à rapporter les biens à la succession.

Vous souhaitez privilégier un de vos enfants au détriment d’un autre ou vous êtes un héritier réservataire et vous soupçonnez une atteinte à vos droits successoraux en raison des dispositions prises par votre parent avant son décès ? L’assistance d’un avocat rompu au droit des successions est conseillée afin de déterminer vos droits dans le cadre de la succession et de défendre au mieux vos intérêts.

La distinction entre réserve héréditaire et quotité disponible

En présence d’héritiers réservataires (descendants du défunt, conjoint survivant), l’article 912 du Code civil prévoit que la succession d’un individu est scindée entre la réserve héréditaire, revenant à ces derniers, et la quotité disponible, qui correspond à la part successorale laissée à la libre volonté du défunt.

Définir leur étendue permet d’apprécier les éventuelles atteintes portées aux droits successoraux des réservataires. Ces atteintes trouvent leur origine dans les libéralités (donations, legs…) effectuées par le défunt au profit de ses enfants ou de tiers.

Ainsi, si le défunt est libre de disposer des biens relevant de la quotité disponible, il ne pourra le faire que dans la limite des droits disponibles. En cas de dépassement sur la réserve héréditaire, les héritiers lésés seront en droit de solliciter le retour des droits cédés par libéralités au sein celle-ci.

Ainsi, que vous souhaitiez anticiper tout conflit lors de votre succession, que vous soyez héritier et que vous vous estimiez lésé, ou encore que vous soyez bénéficiaire d’un legs, d’une assurance vie...contesté par les héritiers réservataires… l’intervention de l’avocat en droit des successions sera indispensable pour faire la lumière sur la situation et vérifier si atteinte à la réserve il y a. L’avocat est là pour veiller à la préservation de vos droits. Il effectuera les démarches nécessaires, prendra attache avec le notaire en charge de la succession et les interlocuteurs concernés (banques, compagnies d’assurance...). Avocats Picovschi, met son expérience de plus de 25 ans à votre service en matière de droit des successions et transmission de patrimoine. N’hésitez pas à nous contacter.

Cet article est mis en ligne à des fins d'information du public et dans l'intérêt des justiciables. Il est régulièrement mis à jour, dans la mesure du possible. En raison de l'évolution permanente de la législation en vigueur, nous ne pouvons toutefois pas garantir son application actuelle et vous invitons à nous interroger pour toute question juridique ou problème concernant le thème évoqué au 01 56 79 11 00. En aucun cas le Cabinet ne pourra être tenu responsable de l'inexactitude et de l'obsolescence des articles du site.

Vous voulez plus d'informations ?

Plus de conseils ? Appelez-nous.

+33 (0)1 56 79 11 00

90 av. Niel & 69 rue Ampère - 75017 Paris

Votre avis nous intéresse

Le responsable de traitement des données à caractère personnel collectées sur le présent site Internet est Gérard PICOVSCHI, Avocat au Barreau de Paris. Les informations recueillies font l'objet d'un traitement informatique destiné à respecter nos obligations déontologiques et à prévenir d'éventuels conflits d'intérêts.Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant au service Informatique et Libertés : 69 rue Ampère, 75017 Paris (e-mail : avocats[at]picovschi.com). Vous pouvez également, pour des motifs légitimes, vous opposer au traitement des données vous concernant.