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Allègement de droits de mutation

| Publié le 28/02/2012 | Article archivé

Ecrit par : Avocats Picovschi  ARCHIVE

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La loi TEPA  (loi n° 2007-1223 du 21 août 2007) a adopté diverses mesures concernant les droits de mutation à titre gratuit afin d'alléger ces droits et de faciliter la transmission du patrimoine vers les jeunes générations.

La loi supprime notamment l’abattement global de 50 000 € sur l’actif net successoral qui avait été créé par la loi de finances de 2005.

Les droits de mutation par décès du conjoint survivant et le partenaire lié au défunt par un PACS sont exonérés de droit de mutation (article 796-0 bis du CGI) et la dispense de dépôt de déclaration de succession lorsque l’actif brut est inferieur à 50 000 € a été étendue au partenaire lié au défunt par un PACS.

De plus le conjoint survivant n’est plus solidairement responsable du paiement des droits de succession.

Les abattement visés à l’article 779 du Code Général des Impôts sont actualisés 1er janvier de chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche de l'impôt sur le revenu et arrondi à l'euro le plus proche. Il s’agit de l’abattement pour les enfants et de l’abattement spécifique au profit des personnes handicapées.

L'abattement pour les enfants (et ascendants) applicable lors des successions et donations passe de 50 000 € à 150 000 € pour les donations consenties entre le 22 août 2007 et le 31 décembre 2007. Le montant de cet abattement est actualisé chaque année en vertu de l’article 779 du CGI.  Au 1er janvier 2008, il est porté à 151 950 €.

L’abattement spécifique prévu au profit des personnes handicapées est également relevé à 151 950 € (abattement cumulable avec l’abattement prévu en ligne directe, au profit d’un conjoint survivant).

L'abattement pour les successions entre frères et sœurs passe de 57 000 € est supprimé. En contrepartie les droits de successions peuvent être exonérés sous certaines conditions. La part de chaque frère ou sœur, célibataire, veuf, divorcé, ou séparé de corps,  est exonéré à la double condition :

  • qu'il soit, au moment de l'ouverture de la succession, âgé de plus de cinquante ans ou atteint d'une infirmité le mettant dans l'impossibilité de subvenir par son travail aux nécessités de l'existence.
  • qu'il ait été constamment domicilié avec le défunt pendant les cinq années ayant précédé le décès.

L’abattement dérogatoire passe de 5 000 €  à 15 000 €.

Les donations en pleine propriété bénéficient d’une réduction de droits fixée à  en fonction de l’âge du donateur. La réduction des droits est de :

  • 50 % si le donateur a moins de 70 ans
  • 30 % s’il est âgé de plus de 70 ans et de moins de 80 ans

En principe, les donations consenties par un donataire de plus de 80 ans n’ont droit à aucune réduction.

En outre, les dettes dont la prise en charge par le donataire est spécifiée dans l’acte de donation et portée à la connaissance du créancier sont déductibles si elles respectent certaines conditions.

Pour bénéficier au mieux des dispositions favorables et alléger au maximum, voire supprimer les droits de succession,
il est utile de contacter un professionnel avisé.

A cet effet, notre cabinet est compétent pour gérer tous les aspects de la succession, de l’évaluation du patrimoine à sa transmission, en réglant les éventuels conflits d’intérêts. En effet, seul l'avocat a la possibilité de représenter les héritiers devant le Tribunal de Grande Instance, tribunal compétent en matière de succession. L'avocat expérimenté a donc dû développer des compétences précises lui permettant de résoudre des problèmes découlant de la nature même de la matière.

L’avocat peut assister son client à faire les meilleurs choix stratégiques et aménager la transmission du patrimoine aux héritiers de façon à assurer leur avenir. Il va mettre en œuvre son savoir-faire pour défiscaliser au maximum cette transmission et pourra mener à bien des négociations en cas de blocage de la succession. Il est donc nécessaire de faire appel à ses connaissances.

Cet article est mis en ligne à des fins d'information du public et dans l'intérêt des justiciables. Il est régulièrement mis à jour, dans la mesure du possible. En raison de l'évolution permanente de la législation en vigueur, nous ne pouvons toutefois pas garantir son application actuelle et vous invitons à nous interroger pour toute question juridique ou problème concernant le thème évoqué au 01 56 79 11 00. En aucun cas le Cabinet ne pourra être tenu responsable de l'inexactitude et de l'obsolescence des articles du site.

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